Washington encourage activement la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda à conclure, d’ici deux mois à la Maison Blanche, un accord de paix assorti de partenariats miniers susceptibles d’attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux. L’annonce a été faite ce jeudi 1er mai par Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique du président Donald Trump.
D’après Reuters, cette initiative s’inscrit dans un processus de paix lancé la semaine précédente dans la capitale américaine, visant à mettre fin aux violences chroniques dans l’est de la RDC. Dans ce cadre, Kinshasa et Kigali doivent soumettre ce vendredi 2 mai 2025 des propositions distinctes d’accords de paix.
Cependant, avant la signature de l’accord, les deux pays doivent conclure des protocoles économiques bilatéraux avec les États-Unis. Ces derniers prévoient l’arrivée massive d’investissements américains et occidentaux dans les secteurs miniers congolais, ainsi que dans des projets d’infrastructure destinés à soutenir l’exploitation et la transformation des ressources, notamment au Rwanda.
« L’accord avec la RDC est plus ambitieux, du fait de la taille du pays et de la richesse de ses ressources. Celui avec le Rwanda porte également sur un secteur minier en pleine expansion », a précisé Massad Boulos. Ces accords devraient ouvrir la voie à un afflux important de capitaux une fois les engagements officialisés.
En parallèle, Washington exige des engagements fermes sur le plan sécuritaire. Le Rwanda devra notamment retirer ses troupes du territoire congolais et cesser tout soutien au groupe rebelle M23. La RDC, de son côté, est appelée à répondre aux préoccupations rwandaises concernant la présence de groupes armés comme les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
Pour assurer le respect de ces engagements, un comité de suivi a été mis en place le 30 avril dernier. Il réunit les États-Unis, le Qatar, la France et le Togo, ce dernier représentant l’Union africaine.



