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Togo : les revenus budgétaires issus du secteur extractif explosent d’environ 700% sur un an

Les revenus budgétaires issus du secteur extractif togolais se sont établis à 119,4 milliards de FCFA (environ 215 millions USD) en 2023, selon les données du dernier rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Un montant légèrement dominé par les recettes fiscales (53,39 %) devant les recettes non fiscales (46,61 %).…

Phosphates et calcaire ont été les plus gros contributeurs. © DR

Les revenus budgétaires issus du secteur extractif togolais se sont établis à 119,4 milliards de FCFA (environ 215 millions USD) en 2023, selon les données du dernier rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Un montant légèrement dominé par les recettes fiscales (53,39 %) devant les recettes non fiscales (46,61 %).

L’année précédente, les revenus budgétaires se situaient à 15 milliards de FCFA (environ 27 millions USD), répartis entre recettes fiscales (86,73 %) et recettes non fiscales (13,27 %). D’où une progression de 693,33% sur un an, après une baisse entre 2021 (20 milliards de FCFA) et 2022.

Dans les détails, renseigne le document mis en ligne en décembre dernier, la collecte de ces revenus a été principalement assurée en 2023 par le Commissariat des Impôts (CI), qui a mobilisé 35 891,12 millions de FCFA, soit 30,06 % du total des revenus budgétaires du secteur extractif. Le Commissariat des Douanes et Droits Indirects (CDDI) se classe au deuxième rang des entités collectrices, avec 27,864 milliards de FCFA, représentant 23,34 % du total.

Au cours de l’année considérée, les revenus budgétaires du secteur sont fortement concentrés, la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT), l’entreprise publique spécialisée dans l’extraction, le traitement et la commercialisation du phosphate, et ScanTogo Mines, représentant à elles seules plus de 97 % des contributions totales, principalement issues de l’exploitation du phosphate et du calcaire.

Par ailleurs, les paiements déclarés par les entreprises extractives se sont élevés à 124,25 milliards de FCFA, contre 19 milliards de FCFA en 2022, soit une hausse de 553,80 %. Cette augmentation, concentrée dans le secteur des mines et carrières (99%), ne reflète pas une évolution de la production. L’ITIE l’explique principalement par des opérations de compensation entre créances et dettes de la SNPT, pour un montant total de 102,99 milliards de FCFA.

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