Les États-Unis ont signé, le 13 mai 2025, une lettre d’intention avec les sociétés Trinity Metals basé au Rwanda et américaine Nathan Trotter, afin d’établir une nouvelle chaîne d’approvisionnement stable en étain en provenance du Rwanda. Ce métal, essentiel pour les industries technologiques et des énergies renouvelables, sera extrait du site Trinity Mines au Rwanda.
Les États-Unis sont déjà impliqués dans l’exploitation de l’étain dans la région des Grands Lacs via la société Alphamin, qui exploite la mine de Bisie en République démocratique du Congo (RDC). Cependant, en mars 2025, Alphamin a temporairement suspendu ses activités en raison de l’avancée des rebelles du M23, soulignant les risques liés à l’instabilité régionale.
Cet accord s’inscrit dans un contexte de discussions de paix à Doha, entre le Rwanda et la RDC, soutenues par les États-Unis, visant à stabiliser la région. En avril 2025, Washington et Kigali ont signé un accord de principes pour promouvoir l’intégration économique, favorisant ainsi un environnement plus stable pour les investissements.
L’objectif de ce partenariat est d’assurer un approvisionnement fiable en étain tout en réduisant la dépendance envers des zones à risque mais également de la Chine sur les minerais stratégiques. Les Etats-Unis semblent décidés à faire affaire avec les frères « ennemis » rwandais et congolais. Privilégiant uniquement ses intérêts.
Malgré les critiques de Global Witness, sur les réseaux de blanchiment des minerais de Sang, le Rwanda s’affirme plus que jamais comme une plaque tournante de la négoce internationale des métaux rares et stratégiques.



