Le géant anglo-australien Rio Tinto a repris des discussions préliminaires pour un rachat de l’entreprise suisse Glencore, dans ce qui pourrait aboutir à la plus grande société minière au monde, avec une capitalisation boursière combinée proche de 207 milliards USD.
L’opération viserait tout ou partie des actifs de Glencore et pourrait se matérialiser sous la forme d’un échange d’actions, sans détails sur la prime éventuelle ni sur la direction de la nouvelle entité, selon un communiqué conjoint. Si elle se concrétise, elle dépasserait BHP, aujourd’hui leader mondial (125 milliards USD).
Le mouvement s’inscrit dans une logique stratégique de taille critique et d’accès renforcé aux métaux stratégiques, notamment le cuivre, essentiel à la transition énergétique et à l’électrification, en particulier en Afrique où la demande explose.
Après l’annonce, l’action Glencore cotée aux États-Unis a grimpé de 6%, tandis que Rio Tinto a perdu 6,3% à Sydney, traduisant le scepticisme des investisseurs face aux risques d’une fusion complexe. Selon la réglementation britannique, Rio Tinto dispose jusqu’au 5 février pour formuler une offre formelle.
Glencore détient d’importantes mines de cuivre en Zambie et en RDC et des projets de cobalt essentiels pour les batteries.
Rio Tinto, premier producteur mondial de minerai de fer, est valorisé 142 milliards USD, contre 65 milliards pour Glencore, leader des métaux de base. Rio Tinto, bien que moins implanté en Afrique, pourrait apporter son expertise technique et ses investissements pour moderniser ces opérations.



