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RDC : Kamoa Copper lance la production d’anodes et accélère la transformation locale du cuivre

Le groupe minier Kamoa Copper, l’un des principaux producteurs de cuivre en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé avoir réussi la production de ses premières anodes de cuivre. L’information a été rendue publique le 6 janvier 2026 via le réseau social X. Cette première production, scellée le 29 décembre 2025, a été réalisée au…

Le groupe minier Kamoa Copper, l’un des principaux producteurs de cuivre en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé avoir réussi la production de ses premières anodes de cuivre. L’information a été rendue publique le 6 janvier 2026 via le réseau social X.

Cette première production, scellée le 29 décembre 2025, a été réalisée au sein de la fonderie ultramoderne du complexe Kamoa-Kakula, dotée d’une capacité annuelle de 500 000 tonnes. Selon l’entreprise, cette performance a été atteinte « environ cinq semaines après l’allumage du four et une semaine seulement après la première alimentation en concentré », illustrant la rapidité de montée en puissance de l’installation.

« La première production d’anodes de cuivre de notre fonderie de classe mondiale marque un moment décisif pour le complexe Kamoa-Kakula », souligne Kamoa Copper, rappelant que cet actif industriel représente un investissement de 1,1 milliard de dollars américains.

À travers cette nouvelle infrastructure, le groupe entend livrer des anodes de cuivre congolaises de qualité sur les marchés internationaux. « Cette installation établit une nouvelle référence mondiale en matière d’efficacité opérationnelle et de durabilité », assure l’entreprise, qui mise sur la compétitivité de sa production tout en intégrant des standards environnementaux élevés.

Sur le plan macroéconomique, le projet Kamoa-Kakula totalise environ 6 milliards de dollars d’investissements sur les six dernières années. En 2024, il a généré près d’un milliard de dollars en impôts et redevances minières au profit de l’État congolais, confirmant son rôle dans les finances publiques.

La même année, la production de cuivre a atteint environ 440 000 tonnes, tandis que le projet a permis la création de plus de 20 000 emplois directs et indirects, contribuant à hauteur de 6 % au PIB national. « L’impact économique est bien plus large », expliquait en octobre 2025 Olivier Binyingo, directeur général de Kamoa Copper, évoquant les retombées sur les chaînes locales de valeur et les infrastructures.

Ce dernier appelait par ailleurs les investisseurs à intensifier les efforts en matière d’exploration minière et de recherche de nouveaux gisements, afin d’accompagner la croissance des besoins en électricité, le développement des centres de données et la modernisation des réseaux énergétiques.

Pour rappel, Kamoa Copper S.A., fondée en 1996, opère en République démocratique du Congo dans la région de Mutshatsha, en province du Lualaba, et s’impose aujourd’hui comme l’un des piliers de la transformation industrielle du secteur minier congolais.

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