Pression accrue sur le français Orano. Ce dernier a annoncé, le 20 juin 2024, le retrait par la junte au pouvoir de son permis d’exploitation de la mine d’uranium d’Imouraren dans le nord du pays. Une décision qui intervient à la suite d’une mise en demeure et d’un ultimatum de trois mois pour la reprise des travaux d’exploitation.
Malgré l’entame de travaux préparatoires sur le site, Niamey n’a pas tergiversé pour mettre sa menace à exécution. L’étau se resserre ainsi autour du français Orano qui ne dispose désormais plus que de la mine d’Arlit de la Comaïr. « Orano prend acte de la décision des autorités du Niger de retirer à sa filiale Imouraren SA son permis d’exploiter le gisement, et ce malgré la reprise des activités sur site conformément aux attentes qu’elles avaient exprimées », a réagi à l’AFP le groupe français.
Il faut préciser que la mine d’Imouraren, avec des réserves estimées à 200.000 tonnes, a été impactée par la chute des prix de l’uranium sur le marché mondial en 2011 alors que les opérations d’exploitation étaient planifiées pour 2015 par Orano (ex-Areva). L’opérateur français a annoncé son ouverture au dialogue tout en se réservant le droit de contester la décision de retrait du permis d’exploitation devant les instances judiciaires compétentes, nationales ou internationales.
Le Niger assure environ un quart de l’approvisionnement en uranium naturel des centrales nucléaires européennes.



