La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 270 millions d’euros en faveur du Programme d’extension et de modernisation des infrastructures aéroportuaires (PEMIA), piloté par l’Office national des aéroports (ONDA). Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du Maroc visant à renforcer la compétitivité du transport aérien national à l’horizon 2030.
Doté d’un coût global estimé à 9,1 milliards de dirhams (environ 863,4 millions d’euros), le programme sera financé à hauteur de 31 % par la BAD et 69 % par le gouvernement marocain, via l’ONDA. Les fonds seront octroyés sous forme de prêt à travers le guichet de la Banque.
Le PEMIA a pour objectif principal d’accroître les capacités opérationnelles des aéroports marocains, notamment ceux de Marrakech, Agadir, Fès et Tanger, à travers la modernisation des installations, l’extension du système de navigation aérienne et le renforcement des équipements de sûreté. Cette initiative répond à la croissance soutenue du trafic aérien et à la co-organisation par le Maroc de la Coupe du Monde FIFA 2030.
Selon une note de l’ONDA, le programme comprend des travaux d’extension et d’aménagement des aérogares, des parkings avions et des voies de circulation, ainsi que la construction d’une nouvelle tour de contrôle à Marrakech, équipée de systèmes de radionavigation, radiocommunication et météorologie. Des études techniques et architecturales accompagneront ces chantiers.
Parallèlement, l’Office procédera à l’acquisition d’équipements de sûreté et de mobilité comme les systèmes de contrôle des bagages, les body-scans, les portiques, les escaliers mécaniques, les ascenseurs… Le programme inclut également le renforcement des systèmes de traitement des bagages, avec l’installation de technologies de détection d’explosifs et d’outils de supervision intégrés.
L’ONDA précise qu’il gère 25 aéroports dont 19 internationaux, dispose actuellement d’une capacité annuelle d’environ 40 millions de passagers. En 2024, plus de 32 millions de voyageurs ont transité par les plateformes marocaines, confirmant le rôle du Royaume comme hub aérien régional entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.
Avec ce nouveau programme, le Maroc franchit une étape décisive dans la modernisation de son infrastructure aéroportuaire et le renforcement de la connectivité internationale, en phase avec ses ambitions économiques et touristiques à long terme.



