Le Mali a officiellement mis en service, le 3 novembre 2025, sa deuxième grande mine de lithium à Bougouni, dans le sud du pays. Ce nouveau site industriel devrait renforcer la place du pays parmi les principaux producteurs africains de ce minerai stratégique, un an après l’ouverture de la première mine de Goulamina.
Située à environ 180 km de Bamako, la mine de Bougouni est exploitée par Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), une coentreprise détenue à 35 % par l’État malien et à 65 % par les partenaires privés Kodal Mining UK Ltd et Hainan Mining Co. Ltd, filiale du groupe chinois Fosun.
Doté d’un investissement initial de 65 millions USD (36 milliards FCFA), le projet vise, dans sa première phase, une production annuelle d’environ 120 000 tonnes de concentré de spodumène, un minerai essentiel pour la fabrication des batteries électriques. Avec l’apport combiné de Goulamina, la production nationale devrait atteindre près de 590 000 tonnes en 2026, positionnant le Mali comme premier producteur africain de lithium.
Lors de la cérémonie d’inauguration, présidée par le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, le ministre des Mines, Amadou Keïta, a rappelé que 121 titres miniers, dont 100 permis de recherche, ont été annulés afin de mettre fin aux pratiques irrégulières et d’assainir le secteur.
Selon le ministre, cette réforme vise à garantir une meilleure transparence, une protection accrue de l’environnement et une plus grande implication des entreprises locales dans les projets miniers.
Selon les promoteurs, le projet aurait déjà généré 500 emplois directs, avec 800 supplémentaires prévus, et injecté plus de 24 milliards FCFA (42 millions USD) dans l’économie nationale via l’achat de biens et services locaux. Environ 510 000 millions USD (317 millions FCFA) ont également été investis dans des projets communautaires. Les retombées fiscales (dividendes, taxes minières et contributions aux fonds locaux) renforceront également les finances publiques et le développement des infrastructures.



