D’après l’agence Reuters citant des sources, la junte malienne réclamerait au moins 300 milliards de francs CFA (512 millions de dollars) d’impôts et de dividendes impayés au canadien Barrick Gold, qui exploite les mines de Loulo-Gounkoto, dans l’ouest du Mali, dont elle détient une participation de 80%. Ce différend avait conduit en septembre dernier à la détention de quatre employés du deuxième producteur mondial d’or. Finalement Barrick Gold avait annoncé fin septembre 2024, avoir trouvé un compromis pour entamer des négociations avec le Mali.
D’après des sources citées par Reuters, cette réclamation des autorités maliennes s’inscrit dans le cadre de leur volonté de maximiser les retombées économiques du secteur minier, en collectant davantage de taxes et redevances. Ainsi, les 512 millions de dollars que réclame l’État malien à Barrick Gold concernaient principalement des ajustements fiscaux rétroactifs et des arriérés d’impôts couvrant 2020, 2021 et 2022.
Il faut savoir que le Bamako a adopté, le 28 août 2023, un nouveau code minier permettant à l’État de prendre jusqu’à 35 % de participation dans les nouveaux projets. Par ailleurs, c’est l’audit la même année, des contrats miniers en vue d’une renégociation des accords, sur la base du nouveau code qui aurait épinglé Barrick Gold.



