Le Mali a produit 26,2 tonnes d’or industriel sur les huit premiers mois de 2025, soit une baisse de 32 % par rapport à la même période en 2024, selon le ministère malien des Mines dans une déclaration du 29 septembre. Ce niveau est 22,5 % inférieur aux prévisions gouvernementales, la suspension prolongée des opérations de Barrick Gold au complexe Loulo-Gounkoto étant le principal facteur.
La production industrielle malienne repose sur un nombre limité d’actifs majeurs, rendant les volumes et les flux de trésorerie sensibles aux interruptions. L’arrêt prolongé de Loulo-Gounkoto illustre la vulnérabilité du secteur avec notamment la perte d’un seul actif majeur entraîne une chute immédiate de la production nationale.
Selon les analystes du secteur, cette situation met en évidence le risque de concentration et pourrait pousser les investisseurs à réévaluer le coût du capital pour les projets miniers dans le pays et la région.
Les interruptions prolongées reflètent des frictions contractuelles et logistiques, incluant les litiges sur les permis, les règles fiscales et douanières, la disponibilité de l’énergie et la sécurité. Les changements récents dans le cadre minier et les orientations politiques du Mali ont également accentué cette incertitude, affectant la continuité des exportations et la planification industrielle.
Cette situation pourrait augmenter les coûts unitaires des producteurs maliens, en raison de stocks plus coûteux ou de redémarrages moins efficaces. Les investisseurs et banques ajustent leurs modèles de projet, augmentent les fonds de roulement et renforcent les clauses contractuelles pour réduire le risque lié à l’exposition à un seul actif ou à une seule juridiction.
La situation reste dépendante, pour les prochains mois, de la suspension de Barrick, la modification des règles minières et douanières et les mises à jour des prévisions de production du gouvernement.
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