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Mali : la mine de Kalana renaît de ses cendres

Symbole de l’entrée du Mali dans l’ère de l’exploitation minière industrielle, la mine d’or de Kalana s’apprête à renaître. Entrée en production en 1984 avec un appui technique soviétique, elle a cessé ses activités en 1991 après une production modeste. Près de quatre décennies plus tard, un protocole d’accord vient d’être signé entre le gouvernement…

La relance de Kalana s’inscrit aussi dans un projet élargi qui englobe deux autres mines d’or plus petites, Faboula et Bagama, avec des durées de vie respectives de cinq ans. © DR

Symbole de l’entrée du Mali dans l’ère de l’exploitation minière industrielle, la mine d’or de Kalana s’apprête à renaître. Entrée en production en 1984 avec un appui technique soviétique, elle a cessé ses activités en 1991 après une production modeste. Près de quatre décennies plus tard, un protocole d’accord vient d’être signé entre le gouvernement malien et Endeavour Mining, l’actuel propriétaire, pour sa relance. Selon les prévisions, les travaux de construction commenceront dans six mois et la mise en service est attendue d’ici un an et demi.

Avec une capacité estimée à 150 000 onces d’or par an sur onze ans, soit environ 4 tonnes annuelles, Kalana pourrait générer un chiffre d’affaires de 135 milliards de FCFA (près de 240 millions USD) chaque année. Cette relance entre dans le cadre du nouveau code minier de 2023, qui permet à l’État malien de détenir jusqu’à 35 % d’intérêts dans les projets miniers, dont 5 % réservés aux investisseurs locaux. Ce régime, déjà adopté par d’autres acteurs du secteur comme Allied Gold et Toubani Resources, devrait renforcer les retombées économiques nationales.

La relance de Kalana s’inscrit aussi dans un projet élargi qui englobe deux autres mines d’or plus petites, Faboula et Bagama, avec des durées de vie respectives de cinq ans. Ensemble, ces trois mines devraient consolider la position stratégique du Mali sur la scène aurifère, tout en assurant au pays des recettes fiscales et minières importantes, notamment grâce aux dispositions renforcées du nouveau code minier.

Si Endeavour Mining n’a pas encore détaillé le financement du projet – estimé à 297 millions de dollars dans une étude de préfaisabilité de 2021 – l’enjeu reste majeur. Premier producteur d’or en Afrique de l’Ouest, la société n’exploite actuellement aucune mine au Mali. Le redémarrage de Kalana pourrait ainsi marquer son retour sur le territoire malien, avec un potentiel de 66 tonnes d’or en ressources mesurées et indiquées, confirmant la richesse du sous-sol malien et les ambitions renouvelées du pays dans l’or industriel.

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