Le géant minier B2Gold a obtenu l’autorisation de l’État malien pour lancer les opérations souterraines à la mine de Fekola, dans le sud-ouest du pays. Parallèlement, la société organise une nouvelle entité régionale, où la participation de l’État est renforcée.
Plus de 9 300 mètres de développement souterrain ont été réalisés. La production d’or souterraine est estimée entre 25 000 et 35 000 onces en 2025, tandis que le complexe devrait produire entre 515 000 et 550 000 onces cette année.
B2Gold regroupe ses permis régionaux dans l’entité « Fekola Regional », incluant Anaconda (Bantako, Menankoto, Bakolobi) et Dandoko. Cette zone devrait générer environ 180 000 onces par an entre 2026 et 2029. Le permis d’exploitation régional est attendu au troisième trimestre 2025, avec un démarrage prévu fin 2025 après trois mois de pré-décapage.
La participation de l’État passe de 20 % dans la mine principale à 35 % dans cette nouvelle entité, conformément au nouveau code minier de 2023, qui accroît la part publique dans un secteur représentant près de 75 % des recettes d’exportation maliennes.
Cette réforme impose aussi une rationalisation des concessions, visant une meilleure gouvernance et une hausse des recettes pour l’État.
Le lancement des opérations souterraines illustre la volonté de B2Gold de sécuriser et prolonger la durée de vie de son complexe, l’un des principaux producteurs d’or en Afrique de l’Ouest. La montée en production de Fekola Regional dès 2026 devrait renforcer la stabilité de la production et augmenter les revenus fiscaux et sociaux du Mali.
En outre, le gouvernement malien a récemment signé un protocole d’accord avec plusieurs acteurs majeurs, dont Endeavour Mining (cotée à la Bourse de Londres), ainsi que les producteurs locaux Faboula Gold et Bagama Mining, afin d’adopter pleinement les dispositions du nouveau code minier promulgué en août 2023.



