Les autorités nigériennes ont rejeté, ce samedi 27 décembre 2025, toute qualification de vol dans le dossier de l’uranium. Elles rappellent que la Somaïr a été nationalisée en juin et que l’uranium extrait relève désormais du contrôle de l’État. Le régime militaire, en place depuis juillet 2023, affirme exercer sa souveraineté sur les ressources minières du pays.
La justice française enquête en effet depuis mi-décembre sur la « disparition » d’un stock d’uranium sur le site minier de la Somaïr, à Arlit, dans le nord du Niger. La procédure vise des faits présumés de vol en bande organisée pouvant bénéficier à une puissance étrangère. Le site était exploité par Orano avant sa reprise par l’État nigérien.
Orano a indiqué fin novembre qu’un chargement d’uranium évalué à 1000 tonnes aurait quitté le site sans son accord. En décembre 2024, le groupe a confirmé la perte du contrôle opérationnel de ses activités minières au Niger, incluant la Somaïr, la mine fermée de Cominak et le projet d’Imouraren, et a engagé des procédures d’arbitrage international.
Les stocks d’uranium présents sur le site sont évalués à environ 1.300 tonnes pour une valeur de 250 millions d’euros.



