Le Malawi a annoncé, le 12 février 2025, un gel total de l’exploitation et de l’exportation de ses ressources minières, incluant les pierres précieuses et les minéraux, ainsi qu’une suspension de l’attribution de nouvelles licences d’exportation. Cette décision, prise par le ministre des Mines Joseph Mkandawire, vise à restructurer en profondeur le secteur minier pour maximiser les retombées économiques.
Ce gel immédiat jusqu’à nouvel ordre devrait être effectif le temps de procéder à des réformes de révision des contrats existants. Le Malawi suit ainsi une tendance en Afrique consistant à réévaluer les ressources du sous-sol et à étoffer la législation minière afin de bénéficier des retombées financières réelles des ressources. Comme au Mali notamment, le Malawi exige plus de 300 milliards de dollars à la société américaine Columbia Gem House pour des recettes fiscales qui seraient impayées sur ces opérations d’extraction de pierres précieuses.
D’après les autorités Malawites, l’entreprise Nyala Mines Limited filiale de Columbia Gem House n’aurait payé que 600 dollars d’impôts sur 24 milliards de chiffre d’affaires engagés depuis 2008.



