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Guinée : purge massive dans le secteur minier, 129 permis annulés

Le gouvernement de transition en Guinée a annulé 129 permis d’exploration minière, selon un communiqué publié le 26 mai 2025. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de reprendre le contrôle sur des ressources jugées sous-exploitées. D’après les autorités, la majorité de ces permis, principalement liés à l’or, ont été annulés en raison d’infractions au…

Le gouvernement de transition en Guinée a annulé 129 permis d’exploration minière, selon un communiqué publié le 26 mai 2025. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de reprendre le contrôle sur des ressources jugées sous-exploitées.

D’après les autorités, la majorité de ces permis, principalement liés à l’or, ont été annulés en raison d’infractions au Code minier, notamment le non-respect des obligations d’activité. Les actifs concernés ont été restitués à l’État.

Le ministère des Mines indique avoir numérisé le système d’attribution des titres miniers afin de renforcer la transparence et l’efficacité du suivi. Selon la Banque mondiale, le secteur minier représente environ 25 % du PIB guinéen et constitue l’essentiel des recettes d’exportation du pays.

Cette mesure s’ajoute au retrait de 51 licences minières plus tôt en juin, qui portaient sur des concessions de bauxite, d’or, de diamants, de graphite et de fer. Cette politique s’inscrit dans un mouvement régional où d’autres régimes militaires – au Mali, au Burkina Faso et au Niger – cherchent également à maximiser les revenus issus des ressources naturelles en révisant les conditions de participation des opérateurs étrangers.

Les autorités soulignent que plusieurs de ces actifs ont été reclassés comme « zones de réserve stratégique », un statut qui les place sous gestion directe de l’État, en conformité avec la loi pour éviter tout risque de contentieux.

La Guinée, premier détenteur mondial de réserves de bauxite, voit ainsi sa stratégie de souveraineté économique se durcir. Des entreprises étrangères de poids, comme Emirates Global Aluminium (EGA) ou Kebo Energy SA, ont récemment vu leurs licences suspendues, en partie à cause de retards dans la construction d’infrastructures industrielles promises, notamment des raffineries.

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