Le Ghana prévoit d’augmenter à 30% la part de la production des grandes mines d’or vendue à la banque centrale afin d’alimenter les raffineries locales et renforcer les réserves de change du pays, ont indiqué des responsables du secteur.
La mesure porterait sur de l’or non raffiné, contre des ventes actuellement réalisées sous forme raffinée dans le cadre du quota de 20% déjà imposé aux compagnies minières.
Accra cherche à développer les capacités locales de transformation alors que les prix de l’or évoluent à des niveaux historiquement élevés et que plusieurs pays africains riches en ressources tentent de capter une plus grande part de la valeur ajoutée de leurs matières premières.
Les discussions se poursuivent avec les groupes miniers opérant dans le pays, notamment AngloGold Ashanti Plc, Gold Fields Ltd. et Newmont Corp., selon la banque centrale.
Le gouvernement propose d’acheter l’or avec une décote de 1% sur le prix spot international. Une mise en œuvre du dispositif pourrait intervenir dès le mois de juin si un accord est trouvé avec l’industrie.
Premier producteur d’or du continent africain, le Ghana utilise ses achats d’or pour soutenir le cedi et accroître ses réserves, dans un contexte de volatilité persistante sur les marchés des changes.
Selon les données de la banque centrale, l’or a représenté environ 67% des exportations du pays en 2025.



