Le Kenya a mandaté la Trade and Development Bank (TDB) et l’Africa Finance Corporation (AFC) pour mobiliser environ 1,19 milliard USD afin de financer l’extension de l’aéroport international Jomo Kenyatta, apprend-on ce vendredi 19 juin de sources médiatiques. Ce projet stratégique est destiné à renforcer la position du pays dans la compétition régionale entre hubs aériens.
Selon le ministère des Transports, le financement sera structuré autour des revenus futurs de l’infrastructure aéroportuaire, dans le cadre d’un montage associant banques de développement et institutions commerciales. Le projet, estimé à 154,2 milliards de shillings kényans (environ 1,2 milliard USD), devrait s’étaler sur près de trois ans.
L’extension prévoit la modernisation des pistes et des aires de trafic, ainsi que la construction d’un nouveau terminal passagers. La capacité annuelle de l’aéroport passerait ainsi d’environ 7,5 millions à 22 millions de passagers.
Le gouvernement a confirmé qu’un appel d’offres international compétitif avait déjà été finalisé, sans révéler l’identité du contractant retenu. Ce changement de structure de financement intervient après l’abandon d’un précédent accord avec le groupe indien Adani Enterprises, sur fond de controverses judiciaires aux États-Unis.
Le Kenya cherche à consolider sa position face à la montée en puissance d’autres hubs régionaux, notamment Addis-Abeba et Kigali, qui investissent massivement dans leurs infrastructures aéroportuaires afin de capter une part croissante du trafic international.



