Le fonds activiste américain Elliott Investment Management a acquis une participation importante dans Barrick Mining Corporation, selon des sources citées le 18 novembre 2025 par le Financial Times et Reuters. Qui estiment l’opération à au moins 700 millions USD, ce qui place Elliott parmi les dix principaux actionnaires du géant canadien de l’or.
Pour Barrick, cette prise de participation intervient dans une période critique marquée par la perte du contrôle de son complexe aurifère Loulo‑Gounkoto au Mali, entraînant une dépréciation d’environ 1 milliard USD dans ses comptes, et par une hausse significative des coûts opérationnels sur ses actifs nord-américains, mettant sous pression ses marges et ses perspectives de croissance à court terme.
Selon le Financial Times, Elliott pourrait pousser Barrick à scinder ses activités, séparant les opérations nord-américaines, notamment le projet aurifère stratégique Fourmile au Nevada, des actifs africains et asiatiques, dans le but de distinguer clairement les zones à faible risque géopolitique de celles exposées à des risques opérationnels plus élevés.
Barrick possède des opérations dans plusieurs pays africains et asiatiques, dont le Mali, la Tanzanie, la République démocratique du Congo, la Zambie, l’Argentine, le Pérou et l’Arabie Saoudite, avec des réserves aurifères de plus de 75 millions d’onces et une production annuelle d’environ 5 millions d’onces. Le projet Fourmile représente un investissement de plusieurs centaines de millions USD, avec une production attendue à l’horizon 2029.
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