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Diamants : une offre tri-étatique pour la cession de De Beers, en difficultés depuis 2024 ?

L’Angola et la Namibie, qui avaient manifesté chacun son intérêt pour le rachat des 85% du groupe sud-africain Anglo American dans sa filiale De Beers, pourraient rejoindre le Botswana, qui détient déjà 15 % de la société, sur le projet de vente du premier diamantaire mondial. En effet, des sources indiquent que les trois Etats…

L’Angola et la Namibie, qui avaient manifesté chacun son intérêt pour le rachat des 85% du groupe sud-africain Anglo American dans sa filiale De Beers, pourraient rejoindre le Botswana, qui détient déjà 15 % de la société, sur le projet de vente du premier diamantaire mondial. En effet, des sources indiquent que les trois Etats ont ouvert et poursuivent des discussions afin de trouver une position commune sur la manière dont chaque pays pourrait bénéficier d’une participation.

Jusque-là, apprend-on, aucun accord n’est encore trouvé par les parties qui impliquent aussi l’Afrique du Sud, où le conglomérat a été fondé en 1888, et opère également. « Il y a un adage : ensemble, nous sommes plus forts. C’est l’approche que nous adoptons. Si mon voisin souffre, je souffre aussi. Nous devons donc être unis et lutter ensemble, en équipe », a déclaré Paulo Tanganha, directeur national des ressources minérales d’Angola, en marge d’une conférence africaine sur les mines au Cap (Afrique du Sud), cité dimanche 8 février par Reuters.

Selon le responsable, le plan de l’Angola est clair sur le dossier : obtenir une participation de 20 % à 30 % dans la filiale diamantifère du groupe Anglo American. Son pays, par le biais de la société nationale Endiama et sa compagnie de commercialisation de diamants Sodiam, avait soumis une offre pour une participation majoritaire dans De Beers en octobre 2025. « Prendre une participation majoritaire dans les biens de luxe est très risqué car cela dépend du marché (…) Pour réduire ce risque, nous devons détenir une part soutenable pour notre économie. Et cette fourchette, entre 20 % et 30 %, nous convient parfaitement ».

Difficultés

Si près de deux ans après sa mise en vente, le leader mondial des diamants n’a toujours pas trouvé de repreneur, cette situation est attribuée à la chute des prix des pierres naturelles, tout comme la baisse de la demande des deux premiers consommateurs mondiaux de diamants, la Chine et les États-Unis.

Evaluée à 5 milliards de dollars début 2026 (contre 11,3 milliards au début des années 2010), De Beers avait affiché 2,9 milliards de dollars de pertes en 2024, année au cours de laquelle Anglo American avait annoncé son projet de cession. Le 5 févier 2026, le groupe sud-africain qui détient 85 % de la société a averti que sa filiale pourrait enregistrer de nouvelles pertes pour 2025, ce qui pourrait conduire à une nouvelle valorisation.

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