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Cameroun : l’or d’Aracari charrie des opportunités d’affaires

Le 21 janvier 2026, BWA Group PLC, société d’investissement minier britannique, a annoncé la découverte de l’or à Aracari, localité située à une soixantaine de kilomètres au nord de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua. Cette découverte marque un tournant pour l’économie minière du Cameroun. Cette annonce, issue d’une campagne de prospection rigoureuse, valide le…

Le 21 janvier 2026, BWA Group PLC, société d’investissement minier britannique, a annoncé la découverte de l’or à Aracari, localité située à une soixantaine de kilomètres au nord de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua. Cette découverte marque un tournant pour l’économie minière du Cameroun.

Cette annonce, issue d’une campagne de prospection rigoureuse, valide le potentiel géologique du gisement et ouvre la voie à de nouvelles opportunités d’affaires et à des retombées économiques concrètes pour le Cameroun.

Le projet Aracari s’étend sur une superficie de 1.268 km², regroupant trois permis d’exploration (Bandjoukri Ouest, Bandjoukri Centre et Tcholliré Nord). Les récentes vérifications de terrain ont mis en lumière des indices d’or visibles à l’œil nu et des teneurs élevées sur plusieurs échantillons. Notamment jusqu’à 12,50 g/t d’or le long de la zone de cisaillement Tcholliré-Banyo, signe d’une minéralisation prometteuse.

La progression de BWA au capital d’Aracari Resources Ltd, avec une stratégie d’acquisition progressive pouvant atteindre 70%, témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs internationaux pour le secteur minier camerounais. Après un premier investissement de 16,5 millions de FCFA (environ 30.000 USD) pour la due diligence, la société prévoit des phases d’engagement cumulant jusqu’à 656 millions de FCFA (près d’1,2 million USD) pour sécuriser sa participation majoritaire.

Ce mouvement reflète une perception plus favorable du climat d’affaires au Cameroun dans le domaine minier, historiquement considéré comme à risque. Il renforce la visibilité du pays auprès des sociétés d’exploration et des fonds d’investissement spécialisés, en particulier dans l’or, un métal toujours recherché dans un contexte de volatilité des marchés financiers.

Effets multiplicateurs pour l’économie locale

Les retombées potentielles dépassent le cercle des seuls investisseurs étrangers. Le développement d’une zone aurifère structuré autour d’Aracari pourrait stimuler la création d’emplois directs et indirects. Ceux-ci vont de la logistique minière aux services de soutien (forage, analyses, sécurité, transport). Ces activités peuvent dynamiser les économies locales rurales, où l’accès à l’emploi formel reste limité.

En outre, une exploitation avérée et durable du gisement contribuerait à renforcer les recettes publiques. Ce, via les royalties, les taxes et les droits miniers, offrant ainsi des marges de manœuvre budgétaires accrues pour les autorités camerounaises. L’effet d’entraînement est également attendu dans les infrastructures locales, avec de possibles investissements dans les routes, l’énergie et l’eau, essentiels pour soutenir une industrie minière moderne.

Au-delà de la seule production aurifère, l’intérêt suscité par Aracari vient s’ajouter à d’autres projets miniers en cours au Cameroun, contribuant à la diversification de l’économie aux côtés de l’agriculture, du pétrole et des services. Dans un contexte où les gouvernements africains cherchent à attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE) dans les secteurs extractifs, l’exemple d’Aracari pourrait inspirer de nouvelles initiatives et renforcer la place du Cameroun sur la carte minière mondiale.

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