Une vive controverse oppose actuellement Azumah Resources Ghana Limited, société détentrice du projet minier Black Volta, à l’entreprise ghanéenne Exploration & Production Company Limited (E&P), autour des conditions de développement et de financement de ce gisement aurifère situé dans la région de l’Upper West au Ghana.
Dans un communiqué publié le 9 juillet 2025, Azumah Resources a exprimé son inquiétude face aux déclarations publiques de E&P, qu’elle qualifie de « trompeuses », affirmant qu’elles nuisent à la réputation du Ghana dans les cercles internationaux de l’investissement minier. Azumah affirme que, malgré des déclarations dans la presse, E&P n’a ni présenté d’offre formelle d’investissement ni proposé de financement concret pour le projet Black Volta.
Azumah Resources : un opérateur étranger actif dans l’exploration aurifère
Azumah Resources Ghana Limited est la filiale locale d’un groupe minier australien actif dans l’exploration aurifère en Afrique de l’Ouest. Elle détient le permis de développement du projet Black Volta, qu’elle présente comme un futur pôle stratégique pour l’industrie minière ghanéenne. Azumah indique avoir déjà sécurisé le soutien d’investisseurs internationaux ayant contribué à des projets miniers d’envergure dans le monde, pour un montant global de plus de 10 milliards de dollars. La société affirme avoir investi dans les études techniques, les démarches réglementaires et les relations communautaires autour du projet. Elle réaffirme son engagement envers un développement transparent, conforme à la loi et bénéfique à long terme pour l’économie locale.
E&P : une société ghanéenne revendiquant un rôle dans le projet
Exploration & Production Company Limited (E&P) est une société ghanéenne opérant dans le secteur des ressources naturelles. Elle revendique un rôle dans le développement du projet Black Volta et affirme avoir proposé un financement de 250 millions de dollars pour soutenir son déploiement. Toutefois, selon Azumah, cette promesse de financement n’a pas été suivie d’effets, seules des contributions à hauteur de 4 millions de dollars ayant été constatées à ce jour.
Azumah précise par ailleurs que E&P ne détient aucune participation dans son capital, et n’a soumis aucune offre d’investissement formelle à ce jour. Elle conteste donc les déclarations de son homologue et affirme que toute tentative de reprise du projet par E&P ne servirait pas l’intérêt national, compte tenu de l’incapacité de cette dernière à financer son développement dans la durée.
Une affaire à l’arbitrage international
Face à cette situation, Azumah appelle les autorités ghanéennes, les partenaires financiers et les investisseurs potentiels à ne pas tenir compte des récentes déclarations publiques de E&P. Elle estime que le différend doit être tranché dans le cadre d’un arbitrage international, et non par voie médiatique. L’entreprise affirme se réserver le droit de prendre toutes les mesures juridiques nécessaires pour protéger ses intérêts et ceux du projet Black Volta.
En toile de fond, cette affaire met en lumière la tension croissante entre acteurs étrangers établis et entreprises locales en quête de participation accrue dans l’industrie extractive, dans un contexte où le gouvernement ghanéen tente de concilier attractivité pour les investisseurs et promotion du contenu local.



