L’ambition clairement affichée par l’Ouganda, c’est de s’imposer comme acteur majeur de la production et de l’exportation de l’or. L’inauguration, samedi 16 août, du projet minier aurifère de Wagagai par le président Yoweri Museveni s’inscrit dans cette perspective.
C’est la première mine à grande échelle qui s’étend sur neuf kilomètres carrés dans le district de Busia. D’un coût estimé à 250 millions de dollars, elle inclut aussi une capacité de raffinage du métal précieux à une pureté de 99,9%, selon les autorités ougandaises.
Les responsables ougandais estiment que l’usine est déjà opérationnelle et devrait, selon les prévisions, traiter 5 000 tonnes de minerai d’or par jour, avec une production annuelle estimée à environ 1,2 tonne métrique d’or raffiné. Un grand bond quantitatif puisqu’en 2023, la production intérieure totale de l’Ouganda n’était que de 0,0042 tonne.
Selon le président Museveni, les revenus issus des exportations d’or serviraient à financer des infrastructures-phares comme des centrales électriques et le réseau ferroviaire national. D’ailleurs, l’Ouganda construit un chemin de fer à écartement standard d’un coût estimé à 2,7 milliards d’euros (soit environ 3,16 milliards de dollars), afin de réduire les frais de transport pour ses exportations et importations.
Il est à préciser qu’en 2024, selon la Banque mondiale, l’Ouganda a généré 3,4 milliards de dollars grâce aux exportations d’or, soit environ 37 % de ses recettes d’exportation totales. Ce pourcentage inclut la réexportation d’or importé, entendu que la quasi-totalité de la production nationale jusqu’à présent provenant d’exploitants artisanaux.



