Asante Gold (CSE : ASE), producteur aurifère actif au Ghana, a sécurisé un financement de 470 millions USD visant à assainir sa structure financière, soutenir l’expansion de ses opérations minières à Bibiani et Chirano, et préparer son inscription à la Bourse de croissance TSX (TSXV), prévue à la mi-août.
La transaction combine plusieurs instruments financiers dont une dette senior de 150 millions USD apportée par la Rand Merchant Bank (Afrique du Sud), jusqu’à 125 millions USD de dette subordonnée, dont 75 millions injectés par Appian Capital, société d’investissement basée à Londres, et un contrat de flux aurifère de 50 millions USD adossé à la production des deux mines.
En parallèle, Asante a mobilisé 110 millions USD de financement-relais auprès de prêteurs basés aux Émirats arabes unis et au Ghana, ainsi que près de 85 millions USD en fonds propres, notamment via Appian, avec une levée potentielle atteignant 130 millions USD.
Une partie des fonds permettra de solder la dette contractée auprès de Kinross Gold lors de l’acquisition de la mine de Chirano en 2022. Cet achat, d’un montant de 225 millions USD (en espèces et en actions), avait octroyé à Kinross une participation initiale de 9,9 % dans Asante. Désormais, une conversion partielle de la dette en actions fera passer cette participation à près de 18 %, tandis que les conditions de remboursement seront allégées.
« Ce nouvel afflux de capitaux nous rapproche de notre objectif de produire plus de 500 000 onces d’or par an d’ici 2028, avec des coûts de maintien nettement réduits », a indiqué Dave Anthony, PDG d’Asante, qui précise que l’expansion de la fosse de Bibiani et les travaux souterrains à Chirano seront accélérés sur une emprise minière de 80 km².
En 2024, la société a produit 76 000 onces d’or et prévoit de doubler ce volume en 2025 pour atteindre 172 000 onces. La mise en service de l’usine de traitement de sulfures à Bibiani est prévue au troisième trimestre 2025, et la montée en puissance de la production souterraine d’ici 2026. Chirano vise de son côté un seuil de plus de 200 000 onces d’or par an dans un horizon de deux ans.



