Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) a rendu son verdict le 18 mai 2022 sur le différend opposant l’État guinéen à BSGR dirigé par l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz. La présidente du tribunal Gabrielle Kaufmann Köhler a conclu que BSGR a acquis ses droits miniers au moyen d’un vaste schéma de corruption mené sur plusieurs continents, tandis que l’Etat était accusé d’expropriation illégale de ses droits miniers sur les blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou et sur le gisement adjacent de Zogota.
Le gouvernement guinéen à travers l’agent judicaire de l’État, Maître Mohamed Sampil, s’est félicité ce vendredi 20 mai 2022 du « dénouement heureux de cette affaire en faveur des intérêts de la Guinée ». Alors que BSGR réclamait le paiement de plusieurs milliards d’euros de dédommagement, les cabinets DLA Piper, Asafo et Sylla and Partners, sont parvenus à rassembler suffisamment d’éléments à charge (contrats entachés de corruption, preuves de versement de millions de dollars à divers intermédiaires, des enregistrements audio et vidéo, etc…) et à convaincre le CIRDI à faire intégralement droit à la position de la Guinée.
Les blocs 1 et 2 du Simandou qui faisaient l’objet du litige devant le CIRDI sont aujourd’hui détenus par le chinois Winning Consortium Simandou (WCS).



