Sur les huit premiers mois de 2026, les capitaux rapatriés par les Égyptiens résidant à l’étranger ont franchi le cap des 33,9 milliards de dollars, en progression de 27,2 % par rapport aux 26,6 milliards de dollars comptabilisés un an plus tôt. Selon la Banque centrale d’Égypte, cette trajectoire ascendante s’est maintenue en août avec un volume mensuel d’environ 4,2 milliards de dollars, en hausse de 21,7 % par rapport aux quelque 3,5 milliards de dollars enregistrés en août 2025.
Au-delà de leur rôle traditionnel — approvisionner le pays en devises et soutenir les réserves de change —, ces flux s’imposent désormais comme un moteur de l’économie nationale. Leur afflux régulier consolide la trésorerie des établissements financiers, nourrit l’épargne locale et renforce directement la capacité de financement du secteur productif.
Ces rentrées de fonds présentent en outre une stabilité structurelle précieuse : contrairement aux investissements de portefeuille, volatils et exposés aux turbulences des marchés financiers internationaux, elles procèdent des revenus de millions de travailleurs égyptiens à l’étranger. Un levier stratégique, dont l’effet dépendra toutefois de sa conversion effective en capacités de production et en projets d’investissement à valeur ajoutée.
Enfin, la part majoritairement canalisée par les circuits bancaires officiels témoigne de la confiance accordée au système financier formel. Cette bancarisation accrue conforte le rôle des banques commerciales dans la collecte de l’épargne extérieure et son orientation vers les priorités de l’économie réelle.




