Depuis la signature entre la Guinée et la Côte d’Ivoire, fin décembre 2023, d’un contrat d’approvisionnement en hydrocarbures notamment en essence à la suite de l’explosion du dépôt pétrolier de Conakry, l’on assiste à un rapprochement tous azimuts. La Société nationale des Pétroles de Guinée (Sonap) a scellé, avec la Société nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (Petroci), le 28 juin 2024, un protocole d’accord pour bénéficier de l’expertise de la Côte d’Ivoire dans les domaines des hydrocarbures.
Ce partenariat permettra à la Sonap dans l’urgence, avec l’assistance de la Petroci d’assurer la continuité des approvisionnements en hydrocarbures et produits dérivés. Permettant ainsi de juguler la perte de capacité de stockage de la Guinée d’environ 90 millions de litres d’hydrocarbures. Le second aspect de ce partenariat concerne la relance de l’exploration pétrolière. Près de 7 ans après l’échec d’Huperdynamics et Sapetro sur le puits Fatala du bassin sédimentaire offshore, le nouveau directeur de la Sonap, Moussa Cissé, entend reprendre les explorations.
« On ne peut pas dire à ce stade forcement que ce sera sur le puits Fatala, on ne peut pas non plus dire que ce sera forcément en 2017 qu’on fera la découverte, mais sur la base des informations concordantes, des indices que nous avons en notre possession, on est certain aujourd’hui qu’il y a du pétrole dans notre sous-sol » avait à l’époque déclaré l’ancien DG de l’ex office national des pétroles qui est devenu la Sonap.
C’est pour corroborer les données de recherche que le nouveau DG de la Sonap, Moussa Cissé, entend s’appuyer sur l’expertise de la Côte d’Ivoire, un pays pétrolier, via la Petroci afin d’espérer une découverte prochaine. Et ainsi emboîter les pas, notamment de la Mauritanie et du Sénégal en accélérant les projets de recherche et d’exploration.




