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Guinée équatoriale : près de 35 millions USD d’économies dans la restructuration de Sogea-Satom

Dans le cadre de sa stratégie d’assainissement des finances publiques, le gouvernement équato-guinéen a signé un nouvel accord-cadre avec le groupe français de bâtiment et de travaux publics Sogea-Satom. Cette restructuration contractuelle permet à l’État d’économiser 20 milliards de FCFA (environ 34,5 millions USD) sur ses engagements budgétaires. La décision fait suite à une vérification…

Dans le cadre de sa stratégie d’assainissement des finances publiques, le gouvernement équato-guinéen a signé un nouvel accord-cadre avec le groupe français de bâtiment et de travaux publics Sogea-Satom. Cette restructuration contractuelle permet à l’État d’économiser 20 milliards de FCFA (environ 34,5 millions USD) sur ses engagements budgétaires.

La décision fait suite à une vérification approfondie des créances du secteur des travaux publics. L’exécutif avait commandé un audit complet des factures et avenants soumis par les prestataires internationaux. La révision des prix et le recalibrage des prestations ont permis d’apurer le passif tout en réduisant la charge de la dette souveraine.

Sogea-Satom accepte ainsi de réajuster le coût global des projets d’infrastructures qu’elle exécute dans le pays. Les négociations ont porté sur les réclamations accumulées et sur le calendrier de paiement des arriérés. Le constructeur sécurise le règlement de ses créances en échange d’un abandon de surcoûts et d’intérêts de retard.

Finalisation des corridors routiers stratégiques

Le nouvel accord garantit la poursuite des chantiers prioritaires, notamment l’aménagement du réseau routier national. Les équipes de Sogea-Satom achèveront les tronçons clés reliant les zones économiques régionales. Le gouvernement maintient son ambition de moderniser la connectivité routière pour accélérer la diversification économique.

Malabo libérera par ailleurs une enveloppe révisée pour financer le parachèvement de 165 kilomètres de routes. Les autorités évitent ainsi l’arrêt des travaux et préservent les emplois locaux générés par le secteur du BTP. La livraison de ces infrastructures renforcera l’intégration continentale et la compétitivité du commerce transfrontalier.

Cette démarche s’inscrit dans un plan global de discipline financière. Le gouvernement multiplie les réformes structurelles pour optimiser l’allocation des ressources publiques, réduire son déficit budgétaire et restaurer la confiance des bailleurs de fonds internationaux.

Les analystes économiques saluent cette renégociation pragmatique de la dette commerciale. Elle démontre la volonté de l’État d’exercer un contrôle strict sur la dépense publique. Malabo établit un précédent important pour la gestion des futurs contrats d’infrastructures dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

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