La Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), compagnie publique pétrolière du Nigéria, a signé un accord de développement de projet avec Golar LNG, développeur d’infrastructures de GNL en mer, pour le déploiement d’une installation de GNL au large du delta du Niger. L’annonce a été faite via un communiqué publié le 11 juin 2024.
D’une capacité de 400 à 500 millions de pieds cubes standard par jour (MMscf/d), l’installation produira du GNL, du GPL et des condensats, indique-t-on. Les entreprises visent la fin de l’année 2024 pour obtenir une décision finale d’investissement (FID), la première production de gaz étant attendue pour 2027, précise le communiqué.
« L’installation FLNG (Unité flottante de gaz naturel liquéfié, Ndlr) pilotée par Golar LNG permettra de monétiser les réserves de gaz prouvées dans les eaux peu profondes du Nigeria et s’inscrit dans le cadre d’un programme national plus large visant à monétiser les ressources de gaz naturel offshore du pays », relève la même source.
Selon la NNPC, l’installation s’aligne étroitement sur le mandat du président nigérian Bola Ahmed Tinubu, qui consiste à exploiter le gaz nigérian pour une croissance économique soutenue, et constitue une étape majeure dans le renforcement de la commercialisation par le biais de l’infrastructure FLNG.
En rappel, le Nigéria a inauguré, en mai dernier, trois nouveaux projets gaziers, notamment l’usine de traitement de gaz d’AHL, l’usine de traitement de gaz d’ANOH et le gazoduc de 23,3 km reliant ANOH à la station de comptage et de transfert de propriété d’Obiafu-Obrikom-Oben.
« Avec plus de 200 trillions de pieds cubes de réserves de gaz prouvées – les plus importantes d’Afrique – le Nigeria est bien placé pour devenir une plaque tournante mondiale de l’énergie durable. Le lancement du projet FLNG par la NNPC et Golar LNG marque une étape cruciale dans le renforcement de la commercialisation du gaz dans le pays, le projet devant débloquer une nouvelle vague d’opportunités économiques, de création d’emplois et de développement d’infrastructures », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie (AEC).




