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Tensions entre le Bénin et le Niger : Cotonou lâche du lest grâce à la médiation chinoise

Il faut dire que les intérêts chinois sont plus que jamais menacés dans le bras de fer qui oppose le Niger au Bénin, avec en cause la fermeture de la frontière nigérienne, suivi du blocus pétrolier imposé par Cotonou. Alors que les positions semblaient tranchées, la société chinoise exploitante du gazoduc pétrolier qui relie les…

Le president béninois Patrice Talon. Photo AFP

Il faut dire que les intérêts chinois sont plus que jamais menacés dans le bras de fer qui oppose le Niger au Bénin, avec en cause la fermeture de la frontière nigérienne, suivi du blocus pétrolier imposé par Cotonou. Alors que les positions semblaient tranchées, la société chinoise exploitante du gazoduc pétrolier qui relie les deux pays a réussi à obtenir auprès de Cotonou une levée temporairement du blocus imposé aux exportation du pétrole nigérien.

Ce dégel « ponctuel et provisoire » pour charger le premier navire pétrolier, qu’à réussi à arracher la China National Petroleum Corporation (CNPC) découle d’une offensive auprès des autorités béninoises ce jeudi 16 mai 2024 afin de concilier les positions entre Niamey et Cotonou qui semblaient inconciliables. L’idée étant de jouer les médiateurs entre les deux camps. Ce qui sous-entend que Niamey va « devoir » revenir, tout au moins sur sa décision d’exclure les routiers béninois de l’enlèvement de son fret au port de Lomé au Togo, à défaut de rouvrir sa frontière au Bénin.

Cotonou précise par ailleurs que cette autorisation ponctuelle et provisoire ne signifie pas un feu vert pour le démarrage des activités d’exploitation normales du pipeline pétrolier de 2000 km reliant Agadem au terminal pétrolier de Sèmè-Podji au Bénin. Le gouvernement béninois conditionne en effet l’opérationnalisation complète du gazoduc pétrolier par la normalisation des relations entre Niamey et Cotonou. Ce qui veut dire la réouverture ni plus, ni moins de la frontière nigérienne.

Les émissaires de la CNPC annoncés à Niamey ce vendredi parviendront-ils à convaincre la junte de rouvrir sa frontière avec le Bénin, alors qu’elle invoque des mesures de sécurité et dit craindre une déstabilisation ou intervention militaire étrangère via le Bénin qu’elle accuse d’abriter des bases étrangères ? Les yeux sont désormais rivés vers Niamey.

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