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Ouganda : la loi anti-homosexuelle fait encore parler d’elle

Promulguée en mai 2023 par le président Yoweri Museveni, la loi anti-LGBT qui prévoit la peine de mort pour certains actes homosexuels et 20 ans de prison pour la promotion de l’homosexualité en Ouganda, refait parler d’elle dans le pays des mois après. En effet, la Cour constitutionnelle a entamé, ce lundi 18 décembre, l’examen…

Le président ougandais Yoweri Museveni

Promulguée en mai 2023 par le président Yoweri Museveni, la loi anti-LGBT qui prévoit la peine de mort pour certains actes homosexuels et 20 ans de prison pour la promotion de l’homosexualité en Ouganda, refait parler d’elle dans le pays des mois après. En effet, la Cour constitutionnelle a entamé, ce lundi 18 décembre, l’examen d’un recours contre ce texte qui a déjà entraîné des sanctions de la part des États-Unis et de la Banque mondiale.

« Nous espérons que la Cour saisira l’occasion de répondre à la question posée dans la salle, à savoir si la Constitution ougandaise protège chaque membre de notre société indépendamment de son orientation sexuelle ou de son identification sexuelle », a déclaré Nicholas Opiyo, avocat d’un groupe de pétitionnaires, cité par les médias.

Sept mois après son adoption, cette loi a déjà fait inculper au moins cinq personnes dont deux pour « homosexualité aggravée ». Elle a également entraîné une recrudescence des abus, notamment des tortures, des viols et des expulsions, commis par des particuliers à l’encontre de certains Ougandais, selon les défenseurs des droits des LGBT.

Un dossier « très solide »

« Les moyens de subsistance des LGBTQ ougandais dépendent de l’issue de cette affaire », a déclaré Frank Mugisha, un défenseur des droits de l’homme et l’un des requérants dans cette affaire. « Nous avons déposé un dossier très solide et nous espérons gagner, mais nous sommes également conscients que les groupes anti-gay en Ouganda ont beaucoup de poids et qu’ils pourraient influencer les juges avec leurs théories et leur propagande », a-t-il ajouté.

En réponse aux sanctions des occidentaux qui, au sujet de la loi anti-LGBT, dénoncent un non-respect des droits de l’homme, le président Museveni, 75 ans, avait indiqué que son pays « ne cédera à aucune pression ».

LIRE AUSSI. Homosexualité : la réponse de Yoweri Museveni à la Banque mondiale sur la suspension des financements

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