Le gouvernement sierra léonais va procéder à la révision prochaine de son code minier adopté en 2009, ainsi qu’une revue de tous les contrats signés avec les compagnies présentes dans le pays, rapporte-t-on de source officielle.
«Nous devons revoir les conditions dans lesquelles ces licences ont été accordées», a déclaré Yusuf Keketoma Sandi, le secrétaire en charge des médias à la présidence, cité par Reuters.
Parmi les sociétés minières leaders en Sierra Leone, Shandong Iron and Steel (Chine), propriétaire du projet de minerai de fer de Tonkolili, ou enco Koidu Holdings Ltd, un producteur de diamants contrôlé par BSG Resources,
Sierra Minerals, détenue par le groupe industriel néerlandais Vimetco NV, qui exploite la seule mine de bauxite du pays. L’entreprise australienne Iluka Resources extrait quant à elle des sables minéralisés via une filiale.
Elu à la tête du pays, il y a un mois, Julius Maada Bio, a récemment critiqué devant des parlementaires le «manque total de transparence» qui caractérise le secteur minier. Environ 80% des exportations de la Sierra Leone sont constitués de produits miniers lesquels pèsent à peine 15% des recettes du pays.


