Le groupe français de BTP NGE est à pied d’œuvre pour la finalisation de la digue de protection de l’île de Gorée, a-t-il indiqué dans une note. Ce chantier d’envergure, long d’un kilomètre, se veut une réponse stratégique à la montée des eaux et à l’érosion côtière, qui menacent la résilience de cette île historique, site emblématique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
À ce jour, apprend-on, la section initiale de 400 mètres est achevée, tandis que la digue principale est réalisée à 98 %. Les travaux, qui mobilisent plus de 100 000 tonnes de roche basaltique, devraient être totalement finalisés d’ici mars 2026.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme WACA (West Africa Coastal Areas) et bénéficie d’un financement global de 36 millions USD. La Banque mondiale y apporte une contribution de 30 millions USD, complétée par 4,7 millions USD du Fonds nordique pour le développement, le solde étant assuré par l’État sénégalais. À ce jour, indiquent les parties, environ 60 % du montant alloué ont déjà été débloqués.
Au-delà de la digue de Gorée, NGE est également engagé dans la réhabilitation de trois sites historiques à Saint-Louis, ainsi que dans un projet de dépollution de la Baie de Hann. Ces initiatives, également soutenues par la Banque mondiale, visent à préserver le patrimoine culturel et à renforcer la résilience environnementale du Sénégal face aux défis climatiques.
Fort d’une présence renforcée sur le continent africain, NGE revendique un chiffre d’affaires de 270 millions USD en Afrique, dont 200 millions réalisés au Maroc en 2024. Le groupe revendique un portefeuille de commandes supérieur à 300 millions USD et une présence active au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Maroc et en Égypte.



