La banque CBAO, filiale du groupe Attijariwafa bank, a obtenu la condamnation de l’entrepreneur Ahmed Tidiane Traore, exploitant sous l’enseigne Entreprise Sahélienne de Travaux Immobiliers et d’Equipements (ESTIE), dans le cadre d’un contentieux portant sur le recouvrement d’un solde débiteur résultant de la clôture juridique de son compte bancaire.
Après examen du dossier, le tribunal a déclaré l’action recevable et a condamné Ahmed Tidiane Traoré à payer à la CBAO la somme de 36.508.492 FCFA, représentant le solde débiteur du compte, assortie des intérêts de droit à compter de la date de clôture juridique. La juridiction a en outre accordé à la banque 3.000.000 FCFA à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive, estimant que le débiteur s’était abstenu de satisfaire à ses obligations malgré les démarches engagées. Le tribunal a également ordonné l’exécution provisoire de la décision à hauteur de 500.000 FCFA, permettant à la banque d’engager sans délai les mesures de recouvrement correspondantes.
Selon les termes du jugement rendu par la juridiction commerciale, la banque reprochait au dirigeant de l’Entreprise Sahélienne de Travaux Immobiliers et d’Equipements de ne pas avoir régularisé le solde négatif de son compte professionnel, arrêté au 17 juillet 2025. Ce litige s’inscrit dans le cadre des relations contractuelles entre la banque et son client, liées notamment à l’utilisation d’instruments de financement et de facilités bancaires.
Spécialisée dans les travaux immobiliers et les équipements, l’Entreprise Sahélienne de Travaux Immobiliers et d’Équipements intervient dans des activités liées à la construction, à l’aménagement et aux prestations techniques dans le secteur du bâtiment et des infrastructures, un domaine fortement dépendant de l’accès au financement bancaire pour soutenir les opérations et la trésorerie.
Cette décision illustre les risques juridiques auxquels s’exposent les entreprises du secteur des travaux et de la construction en cas de défaillance financière, tout en confirmant la détermination des établissements bancaires à obtenir le recouvrement judiciaire des créances issues des comptes professionnels.


