Les autorités de la RDC ont annoncé, le 29 janvier 2024, avoir renégocié avec le groupement d’entreprises chinoises signataires de « l’accord du siècle » qui consacre l’accès aux mines de cuivre et cobalt contre les infrastructures. Il avait été négocié sous forme de troc avec l’administration de l’ex-président Joseph Kabila.
A l’arrivée, le pays s’en sort, entre autres, avec 5,8 milliards USD de surplus sur les 20 prochaines années, selon André Wameso, le directeur de cabinet adjoint du président Félix Tshisekedi chargé des questions économiques et financières. En effet, le montant global alloué auxdites infrastructures passe à 7 milliards USD contre 3 milliards initialement. Plus de 1,2 milliard de dollars ont été consommés en 15 ans. Cette année, la partie chinoise doit verser à la RDC 624 millions USD et dès l’année prochaine 324 millions annuellement.
Au total pour les infrastructures, « nous sommes passés de 3 milliards d’investissement à 7 milliards, ce qui veut dire qu’on a plus que doublé le montant alloué aux infrastructures », a relevé le ministre congolais des Infrastructures, Alexis Gisaro.
Par ailleurs, ont expliqué les autorités congolaises, l’Etat percevra 32,4% d’un milliard de dollars de bénéfice à produire par la société conjointe Sicomines, fruit de l’union sino-congolaise. Il faut ajouter aussi plus de 21% que la société d’Etat, la Générale des carrières et des mines (Gécamines) se fera payer par an. Et pour faire le total de 55%, une taxe sur le chiffre d’affaires de 1,5% sera prélevée sur la Sicomines. La partie chinoise s’en sortira avec 45%, selon André Wameso.
Pour leur part, les entreprises chinoises voient quelque 100 millions USD d’exonération maintenus.



