La Côte d’Ivoire confirme sa position de leader en matière de financements verts. Ce mardi 17 juin 2025, les autorités ivoiriennes ont officiellement annoncé la réception d’un second paiement carbone de 15 millions de dollars, soit environ 9 milliards de FCFA, dans le cadre du Projet de Paiement des Réductions d’Émissions (PRE) autour du Parc national de Taï. Ce versement porte à 50 millions de dollars (30 milliards FCFA) le total perçu par le pays au titre de ses efforts de réduction des émissions de CO₂, dans le cadre d’un contrat signé avec la Banque mondiale et financé par le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF).
L’annonce a été faite à Abidjan, lors d’une conférence de presse au Plateau, en présence de hauts responsables ivoiriens et de représentants de la Banque mondiale. Ce projet constitue une première sur le continent, puisque la Côte d’Ivoire devient le premier pays africain et le deuxième au monde après le Vietnam à exécuter entièrement un contrat carbone avec le FCPF, selon Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire.
Un modèle de rigueur et de transparence
Ce succès repose sur un mécanisme de paiement basé sur la performance, la vérification et la transparence. Konan Éric, coordonnateur national du projet PRE, a précisé que le dispositif s’appuie sur des Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI), une vérification indépendante des réductions d’émissions déclarées, et surtout, un paiement direct via Mobile Money, garantissant une traçabilité optimale.
Depuis le démarrage des paiements en décembre 2024, 12 000 personnes ont déjà bénéficié des fonds, sur un total de 30 000 bénéficiaires identifiés. Une seconde vague d’AMI est attendue en juillet 2025 pour élargir encore l’accès aux retombées du projet. Pour être éligible, chaque participant devra disposer d’une pièce d’identité valide et d’un compte Mobile Money à son nom.



