African Frontier Capital a levé 50 millions USD via une obligation verte garantie destinée au financement de systèmes solaires domestiques en Afrique, dans une opération structurée et arrangée par Standard Chartered, qui confirme son rôle central dans les financements climatiques sur les marchés émergents.
L’émission, d’une maturité de quatre ans et notée BBB par Fitch Ratings, sera cotée sur le marché international des valeurs mobilières de la Bourse de Londres. Elle s’inscrit dans un marché mondial des obligations vertes dépassant 500 milliards USD d’émissions annuelles, où l’Afrique demeure encore sous-représentée.
La banque britannique a agi comme arrangeur principal de la transaction, structurant un montage combinant obligation verte et garantie de crédit afin d’attirer des investisseurs institutionnels internationaux et de réduire le risque perçu sur l’actif sous-jacent.
Les fonds levés doivent financer le déploiement de systèmes solaires domestiques auprès d’environ 4,3 millions de personnes dans des zones rurales africaines, où près de 600 millions d’habitants en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à l’électricité, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Le montage repose sur une garantie intégrale fournie par la Green Guarantee Company (GGC), un mécanisme de rehaussement de crédit destiné à élargir la base d’investisseurs. Dans ce type de structure, les garanties permettent généralement de réduire significativement le coût de financement sur les marchés émergents, en améliorant la qualité crédit de l’émission.
La Green Guarantee Company a indiqué que l’opération, la deuxième de ce type pour l’institution, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer la mobilisation de capitaux privés vers le financement climatique dans les économies émergentes.



