Vendredi 18 septembre 2026

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Noix de cajou : inauguration d’un centre incubateur pour les produits dérivés en Côte d’Ivoire 

Le vice-président du groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Ousmane Diagana, le ministre ivoirien de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, et le Conseil coton anacarde, Adama Coulibaly, ont procédé à l’inauguration de l’incubateur agro-alimentaire « Cajou Foodtech » du Centre d’innovations et de technologies de l’anacarde de Yamoussoukro (CITA), ce…

Le vice-président du groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Ousmane Diagana, le ministre ivoirien de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, et le Conseil coton anacarde, Adama Coulibaly, ont procédé à l’inauguration de l’incubateur agro-alimentaire « Cajou Foodtech » du Centre d’innovations et de technologies de l’anacarde de Yamoussoukro (CITA), ce samedi 6 juillet.  Ce centre est bâti sur un espace de 400 m2 pour la production d’au moins 10 produits dérivés du cajou d’une capacité de traitement quotidienne d’au moins 200 kg d’amandes et autant de pommes de cajou par jour.

Selon Ousmane Diagana, cet incubateur représente une opportunité majeure pour les Petites et moyennes entreprises (PME) engagées dans la transformation des produits agricoles, en leur offrant un accès à des formations avancées sur les technologies de transformation de l’anacarde, le marketing de leurs produits, ainsi que la gestion financière des entreprises. « La chaîne de valeur du cajou a atteint des niveaux de compétitivité satisfaisants grâce à diverses mesures prises par le Conseil Coton Anacarde, avec l’appui de partenaires de développement tels que la Banque mondiale. Ces mesures comprennent, l’amélioration de la qualité des amandes de cajou, un soutien direct à la construction de zones agro-industrielles de transformation du cajou, des incitations fiscales pour la transformation du cajou, etc. », poursuit-il.

Le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani a souligné l’appui significatif de la Banque mondiale dans le cadre du Projet de Promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’Anacarde (PPCA) qui a donné, en l’espace de cinq ans, dit-il, un coup d’accélérateur au secteur de la transformation de l’anacarde, d’autant que l’institution de Bretton Woods a décaissé 200 millions de dollars. Ajoutant : « L’industrie du cajou est aujourd’hui le fer de lance de l’agro-industrie en Côte d’Ivoire. Nous sommes passés de 7 unités industrielles en 2018 à plus de 35 en 2024. Cette année, nous avons inauguré deux nouvelles usines dont une à Yamoussoukro et l’autre à Odienné et nous avons vu de nombreuses femmes heureuses d’avoir enfin un emploi. Dans quelques jours, nous serons à Boundiali pour ouvrir officiellement une autre usine, et dans quelques semaines ce sera l’ouverture d’usines à Korhogo, Bouaké, Abidjan… »

Une estimation de transformation de 300.000 tonnes de la noix en 2024

La Côte d’Ivoire a franchi la barre de plus de 20% de taux de transformation pour un volume transformé de 266 000 tonnes en 2023. Elle veut atteindre le cap de transformation de 50% en 2030. Au dire du directeur général du Conseil Coton anacarde, Adama Coulibaly « cette unité industrielle va renforcer les capacités du CITA et permettra de disposer, au niveau national, de produits innovants de qualité, et de TPME compétitives, pour la promotion locale des produits dérivés du cajou ». Il estime la transformation 2024 de la noix à 300000 tonnes contre 266000 tonnes et une production de plus 1,2 tonnes en 2023, soit 40% de l’offre mondiale de noix de cajou.

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