Introduite en bourse le 8 décembre 2025, la fintech marocaine Cash Plus a affiché une hausse de 61 % de son titre, portée par un vif intérêt des investisseurs sur le marché secondaire. Après avoir séduit près de 80 000 souscripteurs lors de son IPO, l’action continue d’enregistrer une forte demande, portant sa capitalisation boursière à près de 8 milliards de dirhams, soit environ 800 millions de dollars.
Ce démarrage jugé spectaculaire confirme l’appétit du marché pour les fintechs positionnées sur la digitalisation des services financiers, un segment à fort potentiel structurel au Maroc. Cash Plus s’appuie à cet égard sur un positionnement solide dans les activités de paiement et de transfert d’argent, en phase avec l’évolution des usages financiers des particuliers, des commerçants et des entreprises.
Au-delà de l’enthousiasme initial lié aux premières séances de cotation, la dynamique du groupe repose sur des fondamentaux financiers solides. Son modèle économique, largement fondé sur les commissions, lui assure une bonne visibilité sur ses revenus.
Pour l’exercice 2025, Cash Plus prévoit un chiffre d’affaires issu des commissions d’environ 1,8 milliard de dirhams (près de 180 millions de dollars), en progression de 18 à 19 % par rapport à 2024. Le résultat net est attendu autour de 240 millions de dirhams (environ 24 millions de dollars), soit une croissance estimée entre 20 et 25 %. Ces perspectives reflètent la hausse continue des volumes traités, l’enrichissement de l’offre de services et une gestion maîtrisée des charges.
Autre point fort du dossier : une activité peu intensive en capital. Cash Plus dispose d’une structure financière légère et d’un endettement limité, lui permettant de soutenir sa croissance organique tout en maintenant une politique attractive de distribution aux actionnaires. Historiquement, le groupe a opté pour une redistribution intégrale de ses bénéfices, rendue possible par une forte génération de trésorerie et des besoins d’investissement contenus.
Dans un environnement marqué par la baisse progressive des rendements obligataires réels et une plus grande sélectivité sur les marchés actions, la promesse d’un dividende régulier, soutenable et adossé à des perspectives de croissance renforce l’intérêt des investisseurs pour le titre.



