Un financement de 553 millions de dollars américains a été officialisé par les États-Unis pour moderniser la ligne ferroviaire stratégique du corridor de Lobito, en Angola, avec pour objectif de renforcer le transport des minerais critiques, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et accélérer l’intégration logistique régionale en Afrique centrale et australe. L’annonce a été faite le 17 décembre 2025 conjointement par l’Agence américaine de financement du développement (DFC) et les autorités angolaises.
Il s’agit, en effet, d’un prêt qui s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures de transport reliant les zones minières de l’intérieur du continent aux ports atlantiques.
La ligne ferroviaire concernée, rappelle un communiqué de la DFC, relie le port de Lobito, sur la côte atlantique angolaise, à Luau, à la frontière avec la République démocratique du Congo, une région clé pour l’exploitation du cuivre, du cobalt et d’autres minerais stratégiques. Ce corridor constitue un maillon logistique essentiel pour l’exportation des ressources minières de la RDC et de la Zambie vers les marchés internationaux.
Le financement de 553 millions USD accordé par la DFC, complété par 200 millions de dollars de la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA), devrait permettre de multiplier par dix la capacité de transport du corridor, qui atteindrait 4,6 millions de tonnes par an, tout en réduisant jusqu’à 30 % les coûts de transport des minerais essentiels. Une amélioration pour la compétitivité des chaînes d’approvisionnement régionales.
Une part de ces ressources sera consacrée à la réhabilitation de près de 1 300 kilomètres de voies ferrées ainsi qu’à l’acquisition de nouvelles locomotives, afin d’augmenter la fiabilité, la vitesse et la capacité de la ligne.
« L’Afrique centrale regorge de ressources indispensables aux industries américaines, notamment des minéraux critiques utilisés dans les technologies avancées et la défense », a souligné la DFC, ajoutant que ces investissements visent à sécuriser les chaînes d’approvisionnement mondiales et à réduire la dépendance vis-à-vis de concurrents stratégiques, dont la Chine.
À terme, le corridor de Lobito devrait réduire drastiquement les délais de transport des minerais entre la RDC ou la Zambie et la côte atlantique, faisant passer le temps d’acheminement de 45 jours par la route à seulement 40 à 50 heures par rail.
Projet d’envergure régionale, le corridor de Lobito relie l’Angola, la RDC et la Zambie et ambitionne de devenir un axe logistique pour le commerce des minerais et des marchandises, tout en stimulant la croissance économique, l’intégration régionale et la transformation industrielle en Afrique centrale et australe.



