Le Togo et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, le 11 octobre 2024, un accord de financement de 16,4 milliards de FCFA (environ 27 millions USD). Il s’agit d’un crédit destiné à soutenir le projet de transformation agro-alimentaire du pays.
Signataire de cet accord au nom du Togo, le ministre de l’Economie et de Finances, Georges Barcola, a indiqué que ce projet s’inscrit justement dans la « vision ambitieuse » du président Faure Gnassingbé de « faire de l’agriculture une industrie compétitive, capable de soutenir la sécurité alimentaire et de positionner le Togo comme un hub logistique et de service ».
Selon le ministre, la phase I du projet a permis de faire des réalisations majeures, notamment la mobilisation de 11 100 hectares dans 31 zones d’aménagements agricoles planifiées (ZAAP) et la construction de 7 centres de transformation agricole (CTA). « Ces infrastructures ont eu un impact significatif sur la productivité et ont permis de réduire les pertes post-récoltes, augmentant ainsi les revenus des agriculteurs », a-t-il dit.
Doter le pays d’un pôle industriel dans le nord
Pour sa part, la phase II du projet va se concentrer sur le renforcement de ces acquis et sur l’extension des zones de transformation agroalimentaire. A cet effet, il est prévu, entre autres, la construction et l’opérationnalisation d’un parc agro-industriel moderne, équipé 4 d’infrastructures modernes telles que la voirie, les réseaux d’eau et d’électricité, et même une fibre optique pour attirer l’installation d’entreprises agro-industrielles.
Le PTA II vise donc à consolider et renforcer les acquis de la première phase. « L’objectif général du PTA II est donc de réaliser des investissements qui vont favoriser une croissance agricole inclusive, créatrice d’emplois et réductrice des importations alimentaires grâce aux mesures d’incitation à l’investissement prive dans les filières clés », a souligné le responsable pays de la BAD, Wilfrid Abiola.
Globalement, l’objectif est de doter le pays d’un pôle industriel dans la région de la Kara, offrant ainsi des opportunités économiques aux jeunes et aux femmes des régions de la Kara (Nord) et des Savanes.



