Le Sénégal a reçu la dernière cargaison de bovins en provenance de France le 25 février 2025 au Port autonome de Dakar. Ces animaux sont destinés à réduire la dépendance du pays à l’égard des produits laitiers importés.
Ces vaches et bœufs « de haute valeur génétique », indique-t-on, constituent un pas important de plus vers l’autosuffisance laitière. Le navire transportait au total 1 307 vaches, dont 1 250 génisses gestantes et 27 taureaux, ainsi que des génisses destinées à d’autres pays de la sous-région tels que la Gambie (27), au Mali (20) et à la Guinée-Bissau (12).
La réception de cet important lot d’animaux s’est déroulée en présence du ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba, accompagné de son collègue de la Pêche et de l’Économie maritime, Mme Dr Fatou Diouf. Ce débarquement marque une étape clé dans le cadre du programme ANIPL 5B, initié par l’Association Nationale pour l’Intensification de la Production Laitière (ANIPL).
D’après les autorités, depuis 2017, six opérations d’importation ont été réalisées avec des résultats probants : Acquisition de 5 482 génisses laitières (Holstein, Montbéliarde, Normande, Jersiaise) et 49 taureaux, importation de 265 caprins et 67 ovins subventionnés, 264 génisses, 127 taureaux, 716 caprins et 58 ovins non subventionnés, augmentation du nombre de bénéficiaires de 64 en 2017 à 632 en 2024. Le coût total des importations s’élève à 10,510 milliards FCFA, opérations financées à hauteur de 6,323 milliards de FCFA par les bénéficiaires et de 4,187 milliards par l’État.
Selon les experts, avec une production attendue de 17 litres de lait par jour par génisse, les 1 250 génisses gestantes récemment importées devraient générer 21 250 litres de lait quotidiennement, soit 637 500 litres par mois et 7 650 000 litres par an. Les 27 taureaux géniteurs joueront un rôle essentiel dans l’amélioration génétique du cheptel national. Toutefois, la réussite de cette stratégie repose sur la maîtrise de l’alimentation animale, d’où l’importance du développement des cultures fourragères.



