Le gouvernement fédéral du Nigeria a lancé une nouvelle émission de Sukuk d’une valeur de 300 milliards de nairas (384,6 millions USD), dans le but de financer la construction et la réhabilitation de routes et de ponts à travers les six zones géopolitiques du pays. Annoncée par le Bureau de la gestion de la dette (DMO) ce lundi 12 mai, cette initiative vise à améliorer les infrastructures routières, tout en alimentant une dette publique déjà estimée à environ 145 milliards de nairas (185,9 millions USD).
Selon le DMO, cette offre de Sukuk FGN 2024 s’inscrit dans une série d’initiatives visant à stimuler le secteur des infrastructures à travers des financements non conventionnels. Le Sukuk, un instrument financier islamique, est structuré sous la forme d’un Ijarah (bail), offrant un taux de location attractif de 19,75 % par an, payable semestriellement. L’échéance est prévue pour mai 2032, avec un remboursement intégral à l’échéance par un rachat in fine.
Le gouvernement a également souligné que les Sukuk seront cotés à la Nigerian Exchange Limited et à la FMDQ Securities Exchange Limited, permettant ainsi aux investisseurs d’échanger sur le marché secondaire et de bénéficier d’une certaine liquidité.
L’offre sera ouverte jusqu’au 20 mai 2025, est menée par des institutions financières telles que Greenwich Merchant Bank, Vetiva Capital Management et Stanbic IBTC Capital. Les banques telles que Jaiz Bank, Zenith Bank et Access Bank font également partie du réseau de distribution.
Depuis l’introduction du Sukuk en 2017, le gouvernement nigérian a levé environ 1,09 trillion de nairas (1,4 milliard USD) pour financer divers projets d’infrastructure à travers le pays, renforçant ainsi son engagement à utiliser des instruments financiers alternatifs pour développer ses infrastructures essentielles.



