Le Ghana et la Banque africaine d’exportation et d’importation (Afreximbank) ont annoncé jeudi 25 décembre avoir réglé leur différend sur un prêt de 750 millions USD contracté en 2022, mettant fin à un différend qui entre dans le cadre de la restructuration de la dette du pays.
Le communiqué conjoint ne précise pas les termes de l’accord, indiquant seulement que les questions ont été résolues « à la satisfaction des deux parties », permettant la poursuite de la coopération sur les programmes de développement du Ghana.
Pour rappel, lorsque le Ghana a lancé sa restructuration de dette après son défaut de paiement, le pays a classé Afreximbank parmi les prêteurs commerciaux, exposant la banque à d’éventuelles pertes. L’institution a fermement rejeté cette classification, affirmant que son traité fondateur, signé par les États membres, lui confère un statut multilatéral comparable à celui du Fonds monétaire international (FMI) ou de la Banque mondiale, traditionnellement exclus des restructurations.
Cette divergence avait contribué aux dégradations de la notation d’Afreximbank par Fitch et Moody’s, les agences invoquant son exposition à des États africains en difficulté et des incertitudes sur le traitement de ses prêts souverains.
Approuvé par le Parlement en juillet 2022 et décaissé en août, le prêt avait soutenu la balance des paiements et le budget du Ghana à un moment où le pays avait perdu l’accès aux marchés internationaux.
Selon les analystes, l’accord pourrait servir de précédent pour le traitement des banques multilatérales régionales dans les restructurations de dette souveraine en Afrique, alors que plusieurs pays restent engagés dans des négociations avec leurs créanciers.


