Maputo, Mozambique – 13 août 2025 – Africa50, investisseur et gestionnaire d’actifs panafricain spécialisé dans les infrastructures, a annoncé le premier closing du fonds de développement de projets de l’Alliance pour les Infrastructures Vertes en Afrique (AGIA-PD), à hauteur de 118 millions de dollars. Ce jalon marque une avancée décisive dans la mise en œuvre de projets d’infrastructures climato-résilientes et bas carbone à travers le continent. Le fonds, géré par Africa50, vise à mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars de capitaux mixtes pour financer le développement en amont de projets transformateurs dans des secteurs stratégiques : énergies renouvelables, transport durable, eau et TIC. Lancée à la COP27 avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission de l’Union africaine, l’initiative AGIA ambitionne de générer, à terme, jusqu’à 10 milliards de dollars d’opportunités d’investissement pour le secteur privé.
Le premier closing a réuni un consortium de bailleurs de premier plan : la Banque africaine de développement (40 millions USD sous forme de subventions, quasi-fonds propres et capitaux commerciaux), la coopération allemande via la KfW (26 millions EUR), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni, le Soros Economic Development Fund, ainsi que l’African Climate Foundation. « Cette opération ne se limite pas à un apport de capitaux, elle traduit la volonté de la BAD de partager le risque aux côtés de ses partenaires afin de libérer le potentiel des infrastructures vertes africaines », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président de la BAD.
De son côté, Alain Ebobissé, directeur général d’Africa50, a souligné : « Depuis son lancement à Charm el-Cheikh, AGIA est passée de l’ambition à l’exécution. Ce premier closing démontre la confiance des investisseurs et constitue un pas décisif vers la constitution d’un portefeuille robuste de projets bancables. » Le fonds se distingue par une approche inclusive : il accompagnera à la fois de grands développeurs établis et de nouveaux acteurs locaux, contribuant ainsi à renforcer les capacités africaines dans le développement de projets durables. Pour Serge Ekué, président de la BOAD, « cet engagement illustre notre détermination à combler le déficit d’infrastructures en Afrique et à stimuler l’investissement privé au sein de l’UEMOA et au-delà ».
Les partenaires internationaux saluent également cette dynamique. Jenny Chapman, ministre britannique du Développement, a insisté sur « l’importance de soutenir des projets africains portés localement, comme les centrales solaires et les usines de traitement d’eau », tandis que Georgia Levenson Keohane, CEO du Soros Economic Development Fund, a évoqué « une étape cruciale pour accélérer une transition énergétique juste et inclusive ».
En s’attaquant au principal frein – le manque de projets bancables – AGIA-PD s’impose comme un catalyseur de capitaux privés dans la transition énergétique et l’adaptation climatique du continent.



