Le Forum sur l’investissement du secteur privé dans le Corridor de Lobito s’est tenu du 7 au 8 février 2024 à Lusaka en Zambie. Une rencontre au cours de laquelle le pays hôte, l’Angola et la RDC ont exprimé la nécessité de faire ce corridor « un véritable cadre de diversification » de leurs économies.
Selon le compte-rendu de la rencontre présenté par le ministre des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement de la RDC au gouvernement réuni en conseil le 9 février, cette diversification passe par le développement de la fibre optique, des infrastructures routières, de l’énergie verte, de l’économie numérique, du tourisme, de la technologie, de l’exploitation des minerais critiques dans l’économie mondiale ainsi que de création d’emplois.
« La mobilisation des fonds par l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique étant de 200 milliards USD répartis dans ces divers secteurs, le Corridor de Lobito se révèle être une véritable opportunité de croissance économique et de développement pour notre pays », indique-t-on du côte de la RDC.
A cette rencontre, le ministre congolais a plaidé en faveur du financement des projets de chemins de fer où les intérêts de son pays sont concernés.
Désenclaver les mines
Situé près des régions minières du Grand Katanga en RDC et du Copperbelt en Zambie, le corridor ferroviaire angolais de Lobito, stratégique dans la chaîne logistique de l’industrie minière, offre l’itinéraire le plus court pour les exportations, reliant les principales régions minières de la RDC et de la Zambie à l’Océan Atlantique réduisant ainsi les délais de transport. Il est exploité par le consortium Lobito Atlantic Railway constitué des sociétés Trafigura (de la Suisse), Vecturis (de la Belgique) et Mota-Engil (du Portugal).
« La pleine opérationnalisation de ce corridor permettra in fine le désenclavement des mines de la Zambie et de la RDC, de même que l’accès et la circulation d’intrants indispensables aussi bien à l’industrie minière qu’agricole, qu’en termes d’extraction que de production », avait déclaré le président Félix Tshisekedi de la RDC, le 4 juillet 2023 lors de la signature d’un accord entre les 3 pays devant faciliter le transport de leurs minerais vers les marchés extérieurs.



