L’Africa Finance Corporation (AFC) émettra des obligations islamiques d’un montant de 300 millions USD d’ici la fin de l’année, ciblant les pays du Golfe pour financer et développer des projets d’infrastructure sur le continent. L’opération sera coordonnée par First Abu Dhabi Bank en partenariat avec d’autres banques dont Emirates, NBD Capital et SMBC. L’institution revient…
Publié le 7 novembre 2024 · Mis à jour 8 novembre 2024 · 2 min de lecture
L’Africa Finance Corporation (AFC) émettra des obligations islamiques d’un montant de 300 millions USD d’ici la fin de l’année, ciblant les pays du Golfe pour financer et développer des projets d’infrastructure sur le continent. L’opération sera coordonnée par First Abu Dhabi Bank en partenariat avec d’autres banques dont Emirates, NBD Capital et SMBC.
L’institution revient ainsi sur le marché de obligations islamiques près d’une décennie après sa dernière tentative. L’entité a vendu pour la dernière fois des obligations islamiques en 2017
Selon le PDG de l’AFC, Samaila Zubairu, 15 % des récentes euro-obligations de 500 millions USD émises par l’AFC ont été allouées à des investisseurs du Moyen-Orient, ce qui reflète un renforcement des liens financiers entre les deux régions.
L’émission d’obligations d’AFC s’inscrit dans le cadre d’un effort de collecte de fonds plus large, avec un objectif de dette de 2,8 milliards USD pour 2024 et un objectif de 4 milliards USD pour 2025. L’institution cherche à renforcer sa capacité à financer des projets d’infrastructures en Afrique, tout en diversifiant ses sources de financement. Cela comprend, entre autres, l’intégration d’investisseurs non africains dans son capital, comme en témoigne la récente cession d’une participation à Turkiye Ihracat Kredi Bankasi.
« L’AFC cherche à vendre jusqu’à 24% de la banque à des actionnaires en dehors de l’Afrique pour stimuler les investissements à travers le continent et est en pourparlers avec quelques parties», a ajouté Zubairu.
Fondée en 2007 et basée au Nigeria, l’AFC est détenue par des gouvernements, des banques et des fonds de capital-investissement africains. Il sert d’alternative à la Banque africaine de développement pour financer les besoins en infrastructures du continent et a décaissé 13 milliards USD pour des projets dans 36 pays de la région.