La Bourse de Casablanca a démarré la semaine sur une note exceptionnelle. Porté par l’annonce d’un accord-cadre entre Washington et Téhéran visant à mettre fin aux tensions au Moyen-Orient et à rouvrir le détroit d’Ormuz, le marché marocain a enregistré l’une de ses meilleures performances de l’année. L’indice phare MASI a clôturé la séance du 15 juin sur un bond spectaculaire de 4,46 %, soit un gain de 801,46 points, pour atteindre 18 753,83 points, son plus fort rebond quotidien depuis plusieurs mois.
Les investisseurs ont accueilli avec enthousiasme la perspective d’une désescalade durable dans une région stratégique pour l’économie mondiale. Les échanges ont été particulièrement soutenus, avec un volume de transactions atteignant 544 millions de dirhams sur le marché central. L’ensemble des compartiments de la cote a profité de cet élan : le MASI 20 a progressé de 4,15 %, le MASI ESG de 5,06 %, tandis que le MASI Mid Cap a gagné 4,02 %.
Le principal facteur de soulagement pour les marchés réside dans la perspective de la réouverture du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial. L’annonce a immédiatement provoqué une chute des cours de l’énergie, avec un recul de plus de 5 % du Brent, réduisant les inquiétudes liées à l’inflation et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
À Casablanca, les valeurs minières ont mené la hausse. Les titres de Managem et de Compagnie Minière de Touissit ont atteint la limite maximale autorisée avec des progressions de 10 %, tandis que SMI a gagné 9,99 %. Le secteur bancaire et les grandes capitalisations ont également bénéficié du regain d’optimisme des investisseurs.
La tendance observée à Casablanca s’inscrit dans un mouvement mondial. Les principales places européennes ont ouvert en forte hausse tandis que Wall Street a également progressé, portée par la détente géopolitique et la baisse des prix de l’énergie. Cette synchronisation des marchés démontre une nouvelle fois l’influence directe des événements géopolitiques sur les flux financiers internationaux.
Pour les investisseurs marocains, cette envolée constitue un signal encourageant après plusieurs semaines marquées par la volatilité. Si l’accord est définitivement conclu et que les négociations sur les questions nucléaires et les sanctions économiques aboutissent, la place casablancaise pourrait poursuivre sa dynamique positive. Avec une capitalisation boursière dépassant désormais 1 080 milliards de dirhams, la Bourse de Casablanca confirme sa sensibilité aux grands équilibres géopolitiques mondiaux.



