La Banque européenne d’investissement (BEI) a signé un accord d’assistance technique d’un montant maximal de 3,5 millions d’euros avec la Guinée-Bissau pour le projet de construction d’une route reliant Safim, dans l’est du pays, à Mpack, au Sénégal. Les documents ont été paraphés mardi 7 mars par le ministre bissau-guinéen des Finances, Ilídio Vieira Té, le vice-président de la BEI, Thomas Östros, et la commissaire européenne chargée des partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, en marge de la 5e Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA5) au Qatar.
Selon un communiqué publié mercredi par la BEI, la participation de l’institution permettra la réhabilitation et le renforcement de la résilience au changement climatique, d’un tronçon de 115 km de la route N2 (Bissau-Mpack) entre Safim, au nord de la capitale Bissau, et le poste-frontière de Mpack avec le Sénégal.
Le projet fait partie du projet de corridor côtier transafricain, qui relie Dakar, au Sénégal, à Lagos, au Nigeria. « La route est stratégique pour la Guinée-Bissau car elle relie le pays aux marchés extérieurs à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest », a déclaré le ministre guinéen des Finances.
En rappel, la Banque mondiale intervient également dans le financement de ce qui constitue la seule route goudronnée raccordant la Guinée-Bissau aux pays voisins que sont le Sénégal et la Gambie et donc aux marchés extérieurs. Sa participation est de 66,38 millions d’euros, pour un cout global du projet estimé à 92,4 millions d’euros.



