La Banque africaine de développement (BAD) a obtenu 14 millions USD du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), dans le cadre de la première allocation de son nouveau guichet de financement du secteur privé. Ce soutien vise à catalyser jusqu’à 200 millions USD d’investissements privés en faveur de la sécurité alimentaire dans plusieurs pays africains à faible revenu.
Dans un communiqué publié dimanche 26 octobre, la BAD indique que le financement comprend une enveloppe de 10 millions USD destinée à un mécanisme de partage des risques pour les intrants agricoles, et 4 millions USD supplémentaires pour l’assistance technique. Ce dispositif sera déployé en Éthiopie, en Ouganda, en Tanzanie, au Malawi et en Zambie, afin de renforcer l’accès des petites et moyennes entreprises agricoles au crédit.
Le mécanisme, hébergé par la BAD et mis en œuvre par ATIDI, offrira des garanties aux banques locales afin de les inciter à financer davantage les fournisseurs d’intrants agricoles dans des économies où le risque limite encore l’accès au crédit.
Selon la Banque, cette initiative pourrait bénéficier à plus de 1,5 million de petits exploitants agricoles et 500 coopératives et négociants agricoles, tout en renforçant la résilience face aux chocs climatiques et à la volatilité des marchés. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation de capitaux privés pour combler le déficit annuel de financement estimé à 75 milliards USD dans l’agriculture africaine, un secteur qui représente environ 30 % du PIB continental, mais ne reçoit que 6 % des crédits bancaires.
En parallèle, la BAD prépare le lancement d’une facilité de 500 millions USD visant à mobiliser jusqu’à 10 milliards USD pour les petits exploitants et les PME agricoles du continent, confirmant son ambition de faire du financement agricole un levier majeur de croissance inclusive.



