La Banque africaine de développement (BAD) va décaisser 80,16 millions d’euros sous forme de prêt en faveur de la Tunisie pour la phase 3 d’un programme de modernisation des infrastructures routières du pays. Le projet, d’un coût total de 86,21 millions d’euros, est cofinancé par un prêt de 80,16 millions d’euros de la Banque, le reste du financement, soit 6,05 millions d’euros, étant apporté par le gouvernement tunisien.
Cette phase vise spécifiquement le renforcement de 188,9 kilomètres de routes classées réparties dans sept gouvernorats : Kef, Kasserine, Sousse, Sfax, Kairouan, Siliana et Gafsa.
Selon un communiqué de l’institution financière panafricaine publié ce mardi 7 janvier, sa participation a été approuvée par le conseil d’administration le 9 décembre dernier.
Selon le vice-président de la BAD chargé du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation, Solomon Quaynor, la modernisation et l’entretien des infrastructures routières dans le cadre de la troisième phase auront un impact significatif sur le développement socio-économique des régions concernées.
A noter que la Tunisie fait face à plusieurs problèmes majeurs concernant son réseau routier qui affectent leur efficacité et leur durabilité, du fait de leur vétusté et de la congestion urbaine notamment.
La Banque africaine de développement affirme avoir apporté son soutien à la rénovation et à la modernisation de près de 4 000 kilomètres de routes et de 104 kilomètres d’autoroutes en Tunisie au cours des dix dernières années.
Le Document de stratégie pays (DSP) 2024-2029 de la BAD pour la Tunisie définit les priorités de coopération, en mettant l’accent sur la diversification économique, la transition énergétique et le développement des infrastructures.



